17 août 2014

Trouver Némo

Bye bye Java, déjà en route vers Bali, le temps court plus vite que nous. C'est pourquoi nous avons plutôt décidé de nager un peu pour faire changement et essayé de rattraper le temps. Nous nous sommes d'abord rendus à Pemuteran, histoire de manger une croûte après le traversier entre Java et Bali, puis nous retournons sur nos pas. Avec un peu de chance, un local nous fait un lift dans sa rapide Nissan March, soit une version plus petite que la Versa haha, avec de la musique « dance » indonésienne, je vous dis que ça dépassait les gros camions sans problème. Nous arrivons à Labuhan Lalang, car nous voulions prendre un bateau pour aller dormir sur l'île de Menjangan, pour nous faire dire qu'il n'est pas possible de dormir là-bas, crotte. On se remet donc sur le bord de la route, de l'autre côté cette fois et un jeune homme nous prend dans son VUS et il y a un grand malaise quand je lui demande s'il est marié et qu'il nous répond que sa femme est décédée il y a trois mois... moi et mes questions!

Bref, tout cela pour dire que nous nous sommes promenés pas mal pour finir... à Pemuteran.

De là, on se prend un tour organisé pour aller faire du snorkelling sur la côte de l'île de Menjangan, qui s'avère être une des seules manières de visiter ce petit coin de paradis. Ce fût vraiment une super expérience, dès qu'on entre (élégamment...) dans l'eau avec notre kit de snorkelling (palme, masque, tubas et wetsuit –très utile contre les coups de soleil!), la magie multicolore nous saute en pleine face. Des poissons, des poissons et encore des poissons de toutes les couleurs, c'est juste une vision de rêve. On patauge une heure et demie, en avalant quelques bonnes gorgées d'eau salée, avec le sourire collé au tubas.

Pour les amateurs du film « Trouver Némo », nous avons vu plusieurs versions du vétéran qui se trouve dans l'aquarium... et même Némo lui-même... ou presque, je vous laisse le chercher! De notre côté, nous essayons encore de voir Doris... 

Un bateau tout semblable au notre, en fait quand on tente de retrouver notre bateau en fin d'avant-midi, c'est une épopée, mais on finit pas embarquer dans le bon pour avoir notre dîner
Petits poissons blancs et jaunes (légende utile!)


Petit poisson arc-en-ciel et un plus plate noir
Allez groupe, on se sauve de l’hurluberlu qui s'en vient avec son tuba
Ça, c'est le plus gros poisson que nous avons vu, malgré sa nouvelle taille minceur!

Des poissons partout, c'était juste fou!

Il y avait pleins de beaux coraux multicolores et avec les poissons, ça fait tout un effet!

Voici le vétéran!

Un trio de vétéran, ils étaient assez communs quoi que un peu peureux

La réponse au quiz se trouve ici, ce sont des Némos, mais blancs et noirs
Des bancs de bébés poissons bleus qui nageaient autour de nous, c'est à couper le souffle (et dans l'eau il en faut du souffle, haha)


Une Anne-Marie parmi les poissons

16 août 2014

Village des inconnus

Il était une fois, près de Kawah Ijen, un petit village dont le nom restera inconnu jusqu'à la nuit des temps. C'est là que nous mènera la suite de nos aventures.

Gandalf (bon vous vous rappelez c'est Ganda son vrai nom mais c'est beaucoup moins drôle) et son ami Eddy (vrai nom) arrive sur leur scooter pour nous mener dans ce petit village inconnu. Nous embarquons sur un cheval mécanique chacun et nous filons au trot pour 45 minutes. Nous traversons une ville où il y a des duels de chevaliers (ceux sur les chevaux mécaniques) le gagnant peut prendre la première place pour le départ à la lumière rouge. Puis c'est la noirceur, le chant des grillons suit notre chemin cahoteux vers le village inconnu.

Nous sommes escorté jusqu'à notre demeure, maison très locale dont les hôtes resteront inconnus. Ce n'est pas faute d'avoir demander leur nom à quelques reprises. On nous sert un bon breuvage pour nous remettre de la longue chevauché, quoi de mieux qu'un bock de thé (littéralement, le thé est servi dans un bock). Un petit riz frit et hop au dodo dans notre chambre ''douillette'' (matelas au sol, pas de couvre matelas, aucun ameublement, c'est très local)

La salle à manger où nous prenons notre petit déjeuner

Quel réveil matinal la mosqué nous fait quand elle chante durant près de 20 minutes à 4h du matin, nous nous rendormons pour être ensuite réveillé par notre hôte au nom inconnu pour le déjeuner. Nous arpentons la ville de long en large, ce n'est pas très long, il n'y a qu'une rue et nous faisons connaissance avec plusieurs des 250 habitants. Il y a beaucoup de ''hello hello'' seuls mots anglais connus de la plupart d'entre eux. C'est une journée douce, où l'on regarde la vie quotidienne du village inconnu. Il y a bien la faim qui nous tenaille, car bien que nous ayons goûté à plusieurs fruits inconnus tous très bons (nous croyons avoir identifié un jack fruit dans le lot) nous n'avons pas eu de lunch et disons que les ramens du souper ne rassasieront pas mon homme.

Les champs de riz du village, nous avons croisé une dame qui revenait avec un chargement de plants de riz dans des paniers sur son dos, j'ai essayé de soulever le chargement et il n'a pas bougé d'une miette, une chance que Simon était là pour sauver la réputation des muscles canadiens

La seule rue du village, les enfants jouaient avec des cerf-volants cette journée-là car il y avait beaucoup de vent

Puis après un court dodo on se lève à 1hr du matin pour aller voir le volcan du Kawa Ijen. C'est un endroit magnifique, il y a un dépôt de souffre jaune, des flammes mauve s'enflammant au contact de l'air, un lac acide bleu acier et un cratère rude et rocheux. De l'autre côté c'est verdoyant, nous sommes au dessus des nuages et le sommet de d'autres montagnes percent le crèmage nuageux. Dans toute cette beauté travaille toutefois des mineurs de souffre dans des conditions ardues pour un salaire de misère. Deux fois pas jour, ils gravissent le mont et descendent dans le cratère pour aller casser des dépôts de souffre, les plus fort emplissent leur panier d'environ 100 kg de souffre et remonte le cratère pour redescendre jusqu'en bas du volcan et pour 0.80$ du kg je vous dis que ce n'est pas un travail que nous choisirions de faire malgré la beauté ambiante.

Voici les paniers pleins de souffre, ça peut peser entre 60 et 100 kg, pour faire la montée abrupte du cratère de 700 m et puis descendre assez à pic pour 3 km, ce sont vraiment de petits bouts d'hommes forts

Ici le masque à gaz est très utile car les odeurs de souffre sont pénibles surtout lorsqu'un coup de vent nous envoie la fumée en pleine face

Simon avec le dépôt de souffre en jaune et le lac acide en bleu acier

Quand même impressionnant toute cette fumée qui sort

Le haut du cratère avec un mineur

Vous pouvez vous imaginer à quel point c'était saisissant avec d'un côté le cratère et de l'autre la mer de nuage

Nous sommes resté bouche-bée devant tous ces nuages

Nous sommes ensuite retourner au village inconnu pour prendre le petit déjeuner, car depuis les ramens de la veille nous n'avions rien eu à grignoter (bon nous avions trouver quelques bananes pour ne pas tomber) et vers 8hr am je vous dis que le petit riz il était très savoureux.


Nous avons quitter le village inconnu et garder en mémoire des images magiques d'un village enjoué et paisible et d'un volcan époustouflant, mais cela restera pour nous un lieu mythique sans nom.  

15 août 2014

Vive le chauffeur d'autobus, d'autobus, d'autobus

Votre mission, si vous l'acceptez : vous rendre à Banyuwangi à partir de Yogyakarta
Contraintes : les trains sont pleins

Plan de mission établi : prendre un autobus touristique de 11 heures qui nous mène en premier lieu au volcan du Bromo puis après une visite matinale, le même package nous mène au port de Ketapang en 5hrs d'autobus public et nous laisse à 8km à l'extérieur de Banyuwangi. Demander à Ganda (surnomé Gandalf – qui est par ailleurs l'opérateur d'un autre tour que nous ferons à partir de Banyuwangi) de venir nous chercher au port pour nous mener à notre objectif.

Appréciation du plan : nous jugeons que c'est un bon plan, même si on ne s'attend à rien pour l'hôtel inclus dans le package.

Réalisation des étapes précédemment établies :
Nous sommes donc près pour l'aventure de 11 heures de transport, le minibus passe nous prendre comme prévu vers 8hr am.
  • Constat #1 : le minibus est réellement un MINIbus... les genoux dans le siège en avant, espace fessier restreint, banc pas assez haut pour appuyer la tête, tout est fait en taille asiatique.
Nous sommes tout de même plein d'entrain pour entreprendre la route. Après près de 3hrs, nous sommes à 50 km de notre point de départ. (Il faut mentionner que nous avons dû attendre un bon moment, car le minibus avait oublié 2 touristes, ils sont donc aller les chercher pour les mettre dans les deux seules places restantes du dit minibus maintenant bondé)
  • Constat # 2:Le temps annoncé dans le sympathique instrument de torture pour touristes : 11 heures n'est pas représentatif du temps réel passé dans les bouchons de circulation de l'île de Java. Ce fut 17 heures avec une seule pause repas et un arrêt pipi.
  • Constat #3 : Notre arrivé à 1h30 du matin suivant nous amène dans une chambre beaucoup mieux que l'on ne se l'était imaginé.
Visite du volcan du Bromo, nous n'optons pas pour l'option jeep et donc vers 5hr am nous sommes debout pour aller monter le volcan. C'est une jolie petite heure de marche qui donne quand même des point de vue très impressionnant.
  • Constat #4 : Marcher 2 heures sans rien d'autre dans le bedon que mon lunch de la veille n'est pas une partie de plaisir, je suis bien contente d'avoir acheté et amené avec moi un espèce de sandwich au chocolat.
  • Constat # 5 : L'odeur de souffre du volcan permet de contribuer à l'odeur par un petit vent personnel sans que personne ne le remarque.
Retour en navette pour nous placer dans un autobus public vers Ketapang. le chauffeur de la navette ne sait pas trop où nous laisser, il nous fait descendre de la navette à trois reprises pour finalement nous ramener au bus initial.
  • Constat # 6 : Débarquer nos sacs trois fois de la navette et les remettre fait des beaux biceps à Simon
L'autobus public a quelques problèmes de moteur et ils laissent poiroter tout le monde sans air durant les réparations. À noter que le bus est très plein, tous les bancs sont occupés et l'allée est remplie de sacs dès le départ de Probolinggo.

Constat # 7 : Il fait bon avoir un éventail avec nous lorsqu'il n'y a pas d'air climatisé dans un bus dont les fenêtres ne s'ouvrent pas.

Constat # 8 : Un bus plein à craquer n'est pas une raison pour ne pas prendre les 10 locaux qui attendent le bus sur le trottoir. Il y a toujours de la place entre les baggages dans l'allée centrale.

Nous sommes les seuls passagers à descendre à Kétapang, nous sommes bien heureux que le chauffeur n'est pas oublié de nous laisser car la suite de leur trajet était le traversier pour Bali.
  • Constat #9 : Sortir d'un autobus aussi plein n'est pas une chose aisée, il faut récupéré nos sacs qui sont empilés quelques part et enjamber les locaux qui sont assis dans l'allée. Tout cela ne se fait pas sans écraser quelques orteils.
Nous allons au Alfamart pour appeler et attendre Gandalf, ce dernier est au rendez-vous.
  • Constat #10 : Les locaux nous trouvent pas mal bizarre de demander pour un téléphone public et ne comprennent pas pourquoi nous n'avons pas de téléphone cellulaire. Ha oui, mais ça ce n'est pas juste en Asie, certains d'entre vous nous trouvent pas mal vieillot dans notre résistance au cellulaire.
Mission accomplie.  

Un temple qui se trouve directement sur la plaine au pied du Bromo, je ne suis pas certaine qu'il ferait long feu advenant une probable éruption

En chemin vers le sommet, le soleil réchauffe l'air et chasse un peu les nuages qui camouflaient le beau paysage

Simon et le copain volcan du Bromo

Beau soleil, pourtant en bas c'est assez nuageux

Les gens sont ici à l'intérieur du cratère du Bromo pour recueillir les offrandes que certains voyageurs jettent dans le volcan

Le volcan qui fume au loin

14 août 2014

Yogy

Haha si vous avez pensé à Yogi l'ours, ne vous en faites pas, nous ne sommes pas aller faire la course à un garde forestier pour voler des pique-niques. Non, nous sommes plutôt dans la ville de Yogyakarta pour notre premier arrêt en Indonésie.

La ville frappe fort, il y a les trottoirs encombrés et les milliers de scooters qui font un bruit d'enfer dans les rues. Il y a une rue commerçante difficile à naviguer avec tous les gens dans les boutiques. Nous sommes vite épuisés, mais cela ne nous empêche pas de faire quelques achats de peintures batik.

Une dame fait une démonstration de peinture batik dans une boutique, c'est vraiment un travail long et précis
Nous y avons visité le Kraton, qui est le palais du sultan, notre impression de cet endroit est pas mal résumé à : si on aime voir les veilles chaussettes, mitaine à four et autres ustensiles utilisés par le sultan, alors c'est l'endroit idéal, sinon c'est un peu décevant, remarquez que nous avons bien ri des chaussettes.

Quand je vous disais qu'il y avait les vieilles chaussettes, ce n'était pas une blague
Le Kraton est encore la résidence du Sultan, il y a donc une myriade d'employés qui s'affèrent à des tâches dans le Kraton... mais en fait nous ne savons pas trop ce qu'ils font, on les voit assis et se promenant.
Watercastle, l'endroit oû le Sultan regardait ses enfants et ses femmes se baigner, il pourrait être mieux entretenu, on dirait que les bassins sont plus destinés aux grenouilles qu'aux humains
Les points fort de la région sont les temples de Borobudur et de Prambanan. Notre première visite, au petit matin, 6hr à la porte afin d'éviter la foule de touristes et aussi la foule de marchands de babioles à l'entrée et à la sortie du site. C'est un temple bouddhiste bâti sur 10 étages qui représentent chacun une étape pour l'ascension au Nirvana, il y a de magnifiques reliefs sur chacun des 7 premiers étages qui sont carrés et les trois derniers sont ronds avec des petits stupas dans lesquelles il y a une statue de bouddha. L'ascension de ce temple, fait en sens des aiguilles d'une montre, est un rituel que pratiquait les pèlerins du temps. Aujourd'hui, nous montons droit au but afin de voir tout de suite la superbe vue sur les campagnes avoisinantes, surtout au petit matin avec la brume qui donne un aspect féerique. Puis, on redescend doucement en marchant les 5km des étages en admirant les reliefs si détaillés.

Vue dans son ensemble on saisit pourquoi c'est le plus grand temple d'Indonésie
La lumière du matin donne un aspect féerique au site de Borobudur
Tous ces détails dans les reliefs sculptés nous épatent

Un des nombreux Bouddha, sur chacune des 4 façades de Borobudur, les Bouddha ont une pose différente représentant des états distinct du Bouddha

Ici, nous sommes nous aussi une attraction, des étudiants Indonésiens nous arrêtent pour poser des questions en anglais pour pratiquer et bien sûr pour prendre une photo!
Pour Prambanan, nous y sommes allés un peu plus tard, nous avons pris l'option des transports en commun. Hé non, nous ne nous étions pas dompté en arrivant de l'aéroport, nous avons repris les mêmes autobus, mais on se disait maintenant que nous savions dans lequel embarquer, ça ira beaucoup mieux. Erreur, ils nous ont fait prendre 3 autobus dont un qui a du s'arrêter en cours de route pour problèmes mécaniques. Bref, près de deux heures plus tard, nous sommes arrivés près du site.

Il s'agit ici d'un temple Hindu qui honore les divinités de Vishnu, Brahma et Shiva ainsi que leur « monture », Hasma, Nandi et Garuda. Il y a donc 6 structures très détaillées, mais qui se ressemblent drôlement. Malheureusement, nous ne pouvons pas visiter l'intérieur du temple de Shiva puisqu'il fut trop endommagé durant le tremblement de terre de 2006... on se demande qu'est-ce qui prend autant de temps à réparer, surtout qu'il ne semble pas y avoir tant d'activités de restauration en cours. Nous continuons pour voir le Candi Sewou tout près qui est un temple bouddhiste, comme quoi les religions se côtoient sans trop de heurts, maintenant comme avant, dans ce pays. Nous avons bien aimé ce temple qui était beaucoup plus tranquille et qui, bien que restauré partiellement, avait l'air sous certain angle de ruines découvertes récemment.

Le temple de Shiva 

On peut voir la majorité des 6 temples de Prambanan 

Moi et la vache Nandi, ma BFF

Voici Candi Sewou, petit temple bouddhiste juste à côté du temple hindu de Prambanan


07 août 2014

Back to Asia

Cela ne prend que le temps de 2 bouchées pour te rendre compte que tu es de retour en Asie, ta bouche est en feu car la dame t'avait bien avertie que le plat était épicé et, épicé en Asie, ce n'est jamais une blague. Puis, après une nuit de sommeil, où tu es tellement fatigué que tu ne sens même pas les brûlements d'estomac, vient le buffet du déjeuner.

Là, tu reconnais les plats typiques d'Asie, comme du riz frit, des bok choys steamés, du poisson frit sauce sweet and sour; Simon se régale, moi je suis plus fine bouche pour le déjeuner (le salé au déjeuner, c'est plus rough) alors je joue safe avec des fruits. Bon, j'essaie quand même un nouveau fruit, le salak qui sent pas mal la vieille chaussette humide et qui ne goûte pas super non plus. J'y vais pour du connu, un petit porridge au riz, surtout que j'ai spoté un pot de ''Sirop'' dans le coin des déjeuners westerns, je sais que j'aime cela car j'en ai mangé à quelques reprises au Vietnam, mais à la première bouchée, bang! L'Asie te surprend en ayant mis du bouillon de poulet (ou base de poulet en poudre) dans le porridge, il n'y a jamais rien de certain ici!

Tu te sens en Asie quand la machine distributrice de boissons contient les options suivantes : Green tea, fruit tea, tea with soda et, mon préféré, le joy tea.

Quel plaisir de retrouver un autobus à taille asiatique, c'est un des moments où je peux coller Simon (en fait, il n'y a pas de choix car nos deux paires de fesses remplissent amplement le siège double).
Dans la rue, on retrouve vite les milliers de scooters qui se promènent dangereusement entre les voitures, au moins ici le casque semble obligatoire. Le klaxon retrouve son utilité, pouet pouet : je passe, pouet pouet : tasse toi de là, pouet pouet : bonjour, mais en bout de ligne, si t'es plus gros, tu passes en premier.

Quelle tristesse de retrouver quelques empilements de déchets variés avec une dame qui lave ces vêtements dans un canal pas super propre juste à côté. Il y a aussi les gens qui tiennent leur ville en ordre, pas de dépotoir en plein air, ils préfèrent faire un petit tas de détritus et le brûler. Plastique, papier, feuilles d'arbre, tout cela brûle très bien et les vapeurs ne sont aucunement nocives.

Tu sais que tu es en Asie quand tu vois à la télé des publicités pour des crèmes blanchissantes pour le corps et des palettes de casquettes plus longue que le nez de pinocchio après plusieurs mensonges.

Tu maudis l'Asie quand faire une distance de 13 kilomètres en transport en commun prends 2 heures, surtout lorsque tu es empilé avec trop de monde et ce, même si cela ne coûte que 30 sous. Tu te dis, plus jamais, mais tu es content de l'expérience.

Tu adores l'Asie quand, après le transport d'enfer, tu t'assoies au restaurant et que tu commandes un jus de papaye fraîche et qu'il est simplement délicieux.

Nous sommes donc back in Asia et content de l'être.





05 août 2014

Turquie, un dernier effort en ruines

Histoire de Simon : Il était une fois un petit Jésus. Quand il mourut, Jean et maman Marie vinrent s'installer dans une maisonnette de la région d'Efes. Cette maison, nous ne l'avons pas visitée. Fin de la collaboration d'écriture avec M Labrecque.

Nous avons tout de même vu une grande basilique en l'honneur de St-Jean ou du moins les piliers ayant traversé les âges. Surprenament, la tombe de St-Jean, supposément historique, rutile de toute sa prestance au centre des vestiges, je sens la restauration à saveur touristique plus qu'historique.

Jolie mosquée de la forteresse interdite
Mosquée et joli paysage autour de Selçuk
Surplombant la basilique, il y a une forteresse qui, selon toutes les informations locales que nous avons eues, serait fermée aux visites... et bien la porte était ouverte alors nous sommes allés visiter. Les remparts cachaient une jolie mosquée et plusieurs citernes au cas où il ferait chaud dans le coin (ce qui est tout le temps pour nous). Du château toutefois, aucune trace, il doit avoir servi à bâtir la tombe de St-Jean.

Nous avons vu une des sept merveilles du monde antique! La voici :
Vous la voyez, c'est la colonne en bas à gauche, c'est tout ce qui reste du temple d'Artémis
Conclusion : moi, je dis qu'Artémis devait être pas mal déçue de sa merveille du monde. Parce que Kheops a mis le temple d'Efes au tapis (je dis cela avec assez de certitude, sans avoir vu la dite pyramide championne).

Puis, le gros des ruines, quelques kilomètres de dolmus plus loin, est très compact, surtout avec l’afflux de plusieurs milliers de touristes à chaque jour, avec le soleil tout ce beau monde sent un peu le printemps (comme le disait si bien Annie, mon enseignante de 6e année). Une chance que nous sommes arrivés 1h30 avant le gros des parapluies anti-soleil asiatiques, nous avons pu visiter le site en quiétude jusqu'à la bibliothèque de Selçuk, qui est le bâtiment qui nous a le plus impressionné. Il y a bien les maisons en terrasse qui sont pas mal, les mosaïques et les murales sont bien conservées et, bonus, c'est couvert et donc à l’abri du soleil! Un chat, rencontré par hasard, nous a laissé savoir que lui préférait les latrines pour philosopher tranquillement, une chance qu'il n'était pas en pleine période romaine car il aurait eu 50 compères pour débattre de philosophie, attention, lui a-t-on dit, à ne pas choisir un siège réservé. Oui, dans ce temps, il y avait des sièges de latrines réservés, un peu comme aujourd'hui nous avons des places de stationnement réservés, comme il y avait à peu près autant d'intimité, alors je dis que c'est same-same.

Théâtre d'Efes, avant l'arrivé des touristes
Devant de la bibliothèque de Selçuk
Lulu et maisons en terrasses
Les ruines ne cessant jamais de croiser notre chemin, nous avons aussi visité les ruines d'Hieropolis. On pourrait comparer cette antique cité à une agriculture de roches, car nous voyons très loin des pousses de ruines sortir de terre, je ne sais pas combien d'année cela prendra avant que petite pierre devienne maison, mais j'ai l'impression que le processus de croissance est ici inversé... Au centre du champs, on peut voir le théâtre qui est la carotte du site, surtout avec le mur bordant la scène si bien conservé, cela fait changement de tous les autres théâtres dans lesquels cette portion est toujours semée dans le champs d'à côté. C'est surtout la situation géographique de la ville qui nous y amène …

Théâtre d'Hiéropolis, en arrière-plan vous pouvez voir une partie des champs de ruines
Simon à Hieropolis
C'est tout juste au sommet de la montagne enneigée de Pamukkale. Bon, c'est de la neige dure avec de l'eau chaude qui coule dessus, mais de loin c'est à si méprendre. Avec le coucher de soleil sur les travertines, la montagne en calcaire nous fait faire un petit : Haaaa que c'est joli! Une fois la lune ayant pris sa place, nous nous rafraîchissons un peu dans l'eau des travertines qui est presque désertées à ce moment-ci de la journée. Dans la noirceur, l'eau qui coule sur la montagne nous donne l'impression de marcher sur de la glace noire, mon cerveau avait quelques courts circuits car il me mettait une pancarte jaune « Attention :plancher glissant » alors que mes pieds lui répondaient « Surface rugueuse :aucun danger ».

Simon en hiver, on dirait presque un rebord de toiture avec de la neige durcie

Travertines 

Coucher de soleil et travertines

L'eau est parfois bleuté dans les travertines, c'est magique

Ici, on a l'option miroir de travertines, tout aussi joli

Tête de Simon dans une travertine

Pour finir en beauté, nous avons roulé jusqu'aux ruines d'Aphrodisias. C'est très bien, surtout qu'il n'y a pas un chat (et pas de latrines), le stade est ici l'attrait principal, car il est pratiquement intact. Bon, il faudrait bien un coup de tondeuse dans les gradins, mais sinon, je pense que l'on pourrait ''liker'' ou pas les exploits de gladiateurs. Sinon, il y avait le bouleterion, l'endroit où le boulè se réunissait (citation de l'audio-guide très informative), pour vos petites connaissances de politiques romaines, cela ressemblait à une assemblée municipale, je ne sais pas s'ils avaient des Là-là Tremblay ou des empereurs Labeaume qui y appliquaient leur loi.

Simon et le temple de bienvenue avant celui d''Aphrodisias, qui était le plus important, mais dont il ne reste plus rien

C'est quand même grand comme stade, vous voyez deux touristes dans le centre pour vous donner une idée des proportions

Rédaction Bélanger, en direct de l'aéroport Ataturk en attente de l'Indonésie.