13 juillet 2014

Hot Cappadocia Air

Nous avons passé quelques jours en Cappadoce et oh que nous avons aimé notre passage. Les paysages sortent de l'imagination des films de science fiction, de fait, un décor de Star Wars a été grandement inspiré par les cheminées de fées de la région.

Paysage typique de la Cappadoce
Village de Göreme
Pour nous, ces paysages nous rappellerons toujours notre vol en montgolfière. On vient nous chercher à 4hr am pour un rapide petit déjeuner puis on nous amène au terrain de décollage où l'on voit la montgolfière être gonflée par d'énormes ventilateurs et ensuite l'air se réchauffe avec les brûleurs du ballon, c'est très impressionnant d'être si près de l'action. Puis, on saute en nacelle avec nos 18 amis touristes pour le décollage. C'est à ce moment précis que je me rappelle que j'ai le vertige et que cela pourrait peut-être causer problème en montgolfière, mais non, sauf quelques serrage de poignée lors des montées rapides (près de 300 mètres en moins d'une minute), mais sinon pas trop d'ennui.

Le vol d'une heure est simplement magique, il y a plus de 100 ballons qui volent en même temps, ce qui donne l'impression de nager dans une mer de montgolfières, expérience qui n'arrive pas si souvent. Le vol est tout en douceur, on peut regarder tout autour et engouffrer les paysages des yeux, avec les formations rocheuses et les petits villages en bas, c'est époustouflant. La cerise sur notre gâteau de montgolfière est toutefois le levé du soleil, qui a donné sa touche de couleur au monde qui dormait encore. Ce fut féerique, un moment d'une beauté et d'une tranquillité qui ne se reproduit pas souvent.

--- nous avions oublié notre appareil photo pour le voyage en montgolfière, alors désolé faudra que vous imaginiez! ---

Après ce tour de hot air balloon, nous sommes retournés faire une petite sieste pour être en forme afin de faire de la randonnée dans les différentes vallée de la région. Durant les quelques jours que nous avons été là, nous avons marché la vallée aux pigeons (nommée ainsi pour le grand nombre de pigeonniers construits dans les formations rocheuses afin que les fermiers puissent recueillir leurs fientes pour la fertilisation des champs), puis nous avons fait la verdoyante Ihlara vallée qui ressemble plus à un canyon.

Ihlara valley
Notre coup de cœur va toutefois à la vallée rose, ce fut une randonnée sous le chaud soleil de la Cappadoce qui, bien que nous nous soyons égarés à quelques reprises, nous a émerveillés. La vallée est parsemée de diverses églises sculptées dans les cheminées de fées et plus ou moins décorées de fresques ou d’icônes religieuses. Le plus grand attrait reste toutefois la vallée elle-même, avec sa roche rosée qui change de couleur au soleil. Nous étions des randonneurs heureux lorsque nous sommes arrivés au point culminant (après avoir montée quelques échelles qui ne m'ont pas particulièrement plu, mais qui n'ont pas semblé déranger Simon du tout) et que la vallée s'étendait devant nous avec des blancs et des roses si harmonieux.

La route pour se rendre dans la rose valley, pas si mal du tout avec les formations rocheuses si particulières à la Cappadoce
Les parois rocheuses rosées que j'ai trouvé si jolies
Encore aussi joli!
Nous avons aussi fait des visites culturelles, le musée en plein air de Göreme qui regroupe un nombre important d'églises bâties dans les rochers de la région et qui sont décorées de fresques bien conservées. Il y a aussi le monastère de Selime qui a été mieux définie dans la roche. Il semblerait que ce type de roche est très friable et donc que de la creuser est facile, et comme l'une de ses caractéristiques est de se solidifiée au contact de l'oxygène, tout est encore debout aujourd'hui. N'en reste pas moins que nous avons vu des colonnes qui commençaient à être dangereusement « érosionnées » selon mon œil de pas ingénieure.

Fresque à l'intérieur d'une église du musée en plein air de Göreme

Extérieur de la dark church au musée en plein air de Göreme
Icônes dans une autre église du musée
Église dans le complexe de Selime monastère
La cathédrale du monastère
Une ville entière a été construite pour une raison non déterminée (hypothèse avancée par les experts serait en guise de protection contre des attaques ennemies) sous la terre. Il y a plusieurs étages mais uniquement les 7 premiers nous étaient accessibles, on y retrouve des cuisines, étables, écoles, églises, tout cela sous terre. Le grand tuyau de ventilation fait près de 50 mètres ce qui peut donner l'impression d'être écrasé par le sol lorsque l'on regarde vers le haut d'en bas du 7e étage. 

Porte fermant l'accès à une partie de la ville souterraine
Tunnel de ventilation, c'est vraiment très profond 

Nous avons trouvé la Cappadoce simplement magique, il paraît qu'elle est aussi reconnue pour ses chevaux, mais moi et la faune, ça fait deux, alors nous nous en sommes tenus aux roches, c'est plus facile à apprivoiser.  

Petite histoire drôle d'une fin de journée, sous le soleil. Nous jouons avec le soleil avant qu'il se couche en le prenant dans nos mains...

Ici j'ai décidé de ''kicker'' le soleil... on avait écouter récemment le spectacle de Louis-José Houde dans lequel il admet avoir ''kicker'' l'enfant d'un de ses amis (pour plus de détail voir son spectacle) mais bref nous nous amusions à kicker le soleil sur un ton de Louis-José

Puis là, on s'est dit pourquoi pas ''kicker'' la lune puisqu'elle est présente elle aussi... vous voyez que ce ne fut pas aussi réussi comme manœuvre

Bon voici le coucher de soleil comme vous auriez dû le voir se couchant sur la ville de Göreme, mais il faut avouer que tout seul comme cela c'est beaucoup moins drôle

11 juillet 2014

Hamami

Nous avons fait l'expérience d'un hamam turc, pas tout à fait traditionnel car nous pouvions y aller en couple, alors que normalement, il y a des salles spécifiquement pour les hommes et pour les femmes. Donc, après avoir mis nos maillots et s'être enroulé dans une serviette, on entre dans la salle principale du hamam. Nous avons l'air totalement bête car nous ne savons pas du tout quoi faire, donc le petit monsieur de l'entrée vient nous expliquer. Pour être précise, il me fait signe de m’asseoir et ensuite il prend un bol, le rempli d'eau et me le verse sur la tête sans trop d'avertissement. Il nous fait ensuite signe de se coucher au centre de la pièce, puis nous laisse nous débrouiller. Nous comprenons donc que nous devons nous mouiller en premier lieu, c'est ce que l'on fait avec l'eau chaude de notre robinet et bassin en marbre. On s'étend ensuite sur la grande pierre au centre de la pièce et elle ''rétrochauffée'' et donc quand même pas mal chaude pour mon petit dos douillet. On reste une vingtaine de minutes à ouvrir nos pores (belle expression pour dire que nous suons à souhait) puis une dame vient me chercher car le ''scrub'' et le lavage se font quand même dans des salles séparées.

Alors que dans la rue les dames traditionnelles, comme celle qui m’accueille, sont très discrètes et souvent habillées de la tête aux pieds, au hamam, il n'y a pas de pudeur. Bon, cela aurait pu me rendre mal à l'aise, mais la dame est sympathique, ces grognements d'indication n'ont pas l'air méchant et fait avec un sourire. Je comprends vite qu'il faut que je me couche ou que je m’assois. Le scrub enlève vraiment tout ce que l'on traîne sur notre peau, (et c'est plus que je pensais) c'est même un peu troublant de voir toute cette saleté qui s'accumule au fil des jours!

Puis vient le lavage et là je trouve ça vraiment drôle car je me retrouve avec de la mousse qui flotte partout, j'ai une belle barbe de mousse au citron haha! Il y a un massage succinct avec le savon, mais c'est juste pour dire et faire plaisir aux touristes. Ensuite, je me fais laver les cheveux, je suis prise un peu de court quand elle shampooine vraiment abondamment. J'ai de la mousse partout dans le visage, assez que je ne peux pas respirer sans manger un peu de shampoing. Le rinçage n'aide pas à la respiration puisqu'il me tombe pas mal une fontaine d'eau sur la tête, mais en tout et partout c'était bien agréable.

Je rejoins Simon dans la salle principale, on se rince et retourne un peu sur la pierre chaude pour 2 minutes. On termine le tout par quelques bols d'eau froide histoire de bien refermer nos pores ouvertes précédemment.

Fiou, que le petit thé aux pommes offert à la sortie est agréable, il était essentiel pour nous réhydrater car c'est tout un exercice de hamamer.



09 juillet 2014

Bosphorus baazarus

Maman, les petits bateaux qui vont sur l'eau ont-ils tous vogué entre l'Asie et l'Europe? Mais non mon gros bêta, il y en a qui vont aussi sur la mer noire. Notre vieux chalutier de passagers nous a mené de part et d'autre du Bosphore, détroit qui relie la mer de Marmara à la mer Noire, nous faisant passer de l'Europe à l'Asie. Je vous dirais que le fait de passer d'un continent à l'autre est aussi trépidant que de traverser un fuseau horaire, donc pas si cool en fin de compte. Notre petite croisière a quand même été très chouette, nous avons vu, au passage, les anciens palais d'été de divers membres influents des dynasties ottomanes.

Bon, vous pourrez me dire que ce n'est pas une résidence d'été, et bien vous avez raison, il s'agit d'une forteresse qui gardait l'entrée de la ville.
Bon, c'est un peu mieux, ici c'est vraiment une résidence estivale, quelqu'un se cherche un nouveau chalet?
Arrivés au bout du détroit, nous avons accosté pour manger des moules farcies au riz (un peu bizarre mais un plat typique de la région) et d'autres poissons « bosphoruciens ». Puis, nous avons gravi l'escarpement menant à la forteresse de la région, qui tombe en ruines, mais donne tout de même notre seul coup d'oeil sur la mer Noire, qui est assez bleue en passant.

Forteresse interdite car en état de délabrement, toutefois un gentil petit monsieur nous offre une visite, en prudents Canadiens, nous refusons, mais les aventureux ninjas Japonnais ont tenté leur chance, à noter que nous ne les avons jamais revus sur le bateau, moi je dis que nous avons bien fait!

Vous voyez, il y a deux piliers derrière moi, toute naïve je me disais "ah, il s'agit des phares dont on nous a parlé qui assurait le passage vers la mer Noire". Simon a pas mal pété ma bulle en me disant qu'il s'agissait de la structure d'un nouveau pont. 

Pour compléter notre visite d'Istanbul, nous sommes aller visiter les deux marchés principaux (pour touristes). Le marché aux épices est assez le fun parce qu'il y a du dessert partout et j'ai découvert que j'aimais beaucoup (trop) les lokums turcs, de les voir avec leurs diverses saveurs si accessibles n'est pas facile pour ma dent sucrée. Le grand bazar offre tous les souvenirs turcs dont peut rêver un touriste... vous ai-je déjà dis que je rêve plus que d'autres, hé oui j'ai le goût de tout acheter ici aussi. On fera le plein de babioles juste avant de quitter la Turquie, en attendant, je mange des lokums.   

Vous vous demandez peut-être où sont les lokums, et bien il s'agit d'une photo sans lokums, alors chercher sur google comme me dit souvent Simon ces temps-ci

Nous avons un débat sur les lumières que vous voyez, nous trouvons cela joli mais qui s'attribuerait plus à un vieux sous-sol... vous en pensez quoi?
 
Simon devant une mosquée juste à côté du marché des épices, ne cherchez pas les lokums ici nous plus, ils sont tous dans mon bedon.



08 juillet 2014

Bizantium, Constantinople et Istanbul quelle ville!

Visite d'Istanbul, ville remplie d'un côté d'une histoire riche, mais qui est aussi d'un autre côté, très moderne. Au premier coup d'oeil, ce mélange est intéressant où l'on voit des building d'aujourd'hui côtoyés des monuments provenant d'une autre époque. Au second coup d'oeil, on trouve que ça manque un peu d'harmonie, mais rien pour nous empêcher d'avoir réellement apprécié cette magnifique ville.

Pays musulman « modéré », il y a tout de même une quantité incroyables de mosquées. Si nous voulions toutes les visiter, je crois que d'une part nous aurions dû nous convertir et nous y aurions passé une bonne partie de notre séjour turc.

Nous avons débuté par visiter la sagesse divine, initialement appelée Sainte-Sophie ce fut, durant la plus longue période de son existence, une église chrétienne. Trois fois rebâtie, Hagia Sophia a du faire preuve de persévérance avant de devenir aussi imposante que nous pouvons la voir aujourd'hui. La période Ottomane a amené un changement de look et l'église fut transformée en mosquée. Maintenant « musée », on peut admirer la cohabitation des œuvres islamiques et chrétiennes qui, bien qu'un peu spéciale, est tout de même très jolie. Les Ottomans avaient caché les icônes chrétiennes sous des couches de peintures, mais les majestueuses mosaïques sont maintenant restaurées pour notre plaisir. Au fil des siècles, tout le monde a voulu y laisser sa marque. La plus cocasse à notre avis est celle de Halfdan, un viking qui a laissé un graffiti sur une balustrade. L'inscription dit à peu près « Halfdan was here in 247 », comme cela provient d'un viking, c'est maintenant une relique historique. Toutefois, je ne crois pas que les autorités auraient vu d'un bon œil que nous inscrivions «Simon et Anne-Marie were here in 2014».
C'est la troisième version de la Sainte-Sophie, revisité en mosquée après avoir été construite en Église, je trouve qu'ils ont fait une méchante job de changement d'orientation religieuse!

Mosquée Hagia Sophia, avec les plaques de signature de quelques big names du monde musulman, tsé c'est pas pratique pour traîner dans sa poche, mais ça donne un certain standing.

Hagia Sophia de son balcon où l'on trouve le graffitis viking!

Les Ottomans ont construit la majorité des bâtiments que nous avons visités, nous avons donc appris beaucoup sur les sultans, califes et empereurs de ce monde très différent de notre histoire canadienne. Nous nous rendons donc dans leur ancien palais, Topkapi, où nous commençons par la visite du harem, ce qui veut simplement dire « quartier privé du Sultan »... bon, son quartier privé n'admettait que les femmes de la famille royale, les concubines et les jeunes hommes de moins de 10 ans, ce qui pouvait représenter près de 300 personnes. Je vous laisse faire vos calculs, mais selon nous, ça donne beaucoup de femmes pour très peu de monsieur.

Il y a ensuite plusieurs salles avec diverses expositions, l'une d'entre elle sur les reliques sacrées nous a démontré à quelle point nous ne connaissons pas beaucoup la religion musulmane. En effet, on peut y voir les clés d'une espèce boite/salle musulmane qui semble importante pour eux. La salle/boite s’appelle Kaaba et est l'endroit le plus sacré pour les musulmans et se trouve à La Mecque. Donc, on finit par comprendre pourquoi les gens poussent un peu pour venir dans cette salle, mais avant d'avoir lu le panneau explicatif, nous regardions de vieilles clés, ce qui n'étaient pas si hot que cela.On y voyait aussi le bâton de Moise, ce qui a impressionné Simon. De mon côté, c'est plus la salle du trésor qui a laissé son impression. Il y a des émeraudes, des saphirs et de l'or sous toutes ces formes. Un pendentif en diamant de 86 carats donne le goût de défoncer la vitrine et courir plus vite que le vent.
Entrée du Topkapi palace, je trouve que ça fait royale en masse

Entrée du Harem, donc attention les gars, il n'y a que des eunuques qui peuvent passer cette porte à moins que vous ne soyez le sultan, alors dans ce cas là, vous pouvez aller retrouver vos nombreuses femmes

Cour de détente pour les visiteurs et le sultan, on a réussi à prendre une belle photo mais il s’apprêtait à y avoir un tournage... on reste dans l'inconnu concernant le film / émission

Bien sûr, aucune visite d'Istanbul ne serait complète sans une incursion dans la Mosquée Bleue. Je n'apprécie pas vraiment de devoir me couvrir la tête, mais pour entrer dans un site religieux, on peut faire une exception à ma règle limite du « couvrage respectueux musulman » qui s'arrête aux cheveux. L'intérieur est très beau avec des tuiles uniques (toutes les tuiles dans les endroits visités sont uniques, ce qui à amener une certaine frustration chez Simon qui trouve qu'elles se ressemblent pas mal toutes) bleues qui couvrent la grande partie des murs et du plafond. La visite est rapide et douillette car il y a du tapis partout dans la mosquée.

Mosquée bleue qui n'a de bleu que l'intérieur

Intérieur de la mosquée Sultanahmet, mieux connue sous le nom de la mosquée bleue d'Istanbul

Un petite descente dans les anciennes citernes de la ville romaine nous rafraîchit les idées et nous met dans une ambiance de spa car il y a de la musique douce qui joue et de l'eau qui dégoutte partout (sur nous aussi).

Nous avons aussi marché dans le quartier de Sultanahmet avec l'ancien hippodrome romain, duquel il reste très peu de vestiges et dans le parc qui sépare Hagia Sophia et la Mosquée Bleue. C'est un environnement riche en histoire et nous avons pu en apprendre davantage au musée d'archéologie de la ville. Il y a beaucoup d'informations sur la région et sur ces différentes ères, passant du temps où la ville s'appelait Bizantium en passant par Constantinople et pour arriver à la plus récente, Istanbul.


Ici j'aimerais rapporter le vol de cet obélisque, volée au 4e siècle en Égypte par un empereur Ottoman, elle date du 15e siècle avant JC. C'est probablement la plus vieille chose que j'ai jamais vue, ce n'est pourtant pas la plus petite, les hiéroglyphes sont super bien conservés, on s'attendrait à ce que ça soit dans un musée... en fait je crois qu'il n'y a pas de musée assez haut pour cette pièce, alors elle résiste au temps qui passe dans la cour de l'ancien hippodrome romain.
Rue commerçante populaire d'Istanbul, à noter que nous aimons les décorations de Noël au mois de juillet.

03 juillet 2014

Juste Dubrovnik

Dubrovnik, ville magique où l'on remonte le temps dès notre passage sous la Pile Gate. Il s'agit d'une très belle cité médiévale, conservée et restaurée de manière spectaculaire. On y passe dans des petites ruelles escarpées puis on admire la ville et l'emplacement spectaculaire, entre mer et montagnes, de ses remparts.

J'ai résisté à la tentation d'habiller Simon en médiéval, avec des pantalons collants et un chapeau à plume, cela aurait très bien été avec la cité. On se contente bien heureusement (selon lui) de sa nouvelle chemise.

La vieille ville de soir, les bâtiments sont illuminés ce qui donnent beaucoup de charme

Livraisons en vieille ville se font avec des petits 'bogueys' c'est cocasse

C'est toutefois devenue une ville faite pour les touristes, il reste bien quelques locaux dans les ruelles, mais on y retrouve majoritairement des cafés, restaurants et quelques appartements à louer. Quand les croisiéristes envahissent la ville, je vous dis que les cornets de crème glacée s'envolent rapidement, tout le monde (nous inclus) profite du soleil avec sa saveur préférée.

Les croisiéristes envahissent la ville! Il y a environ 4 000 passagers par navire, sur une population locale de 30 000 Croates, ça fait toute une différence.

Jolie ruelle en escalier avec les cordes à linge typique entre les bâtiments où les vêtements colorés donnent vie à la ville

Une autre photo des jolies ruelles, je vous dis que ça fait des jambes visiter Dubrovnik plusieurs jours

Notre coup de cœur est vraiment la visite des remparts, on marche durant 2 km autour de la ville. (attention petites cuisses et mollets, il y a de la marche à monter) Pendant un moment, nous avons la mer à nos pieds (attention si vous avez le vertige, il ne faut quand même pas trop se pencher sur le bord des remparts) puis ce sont les montagnes qui nous encerclent. La ville, toujours au centre, change avec le soleil et l'angle d'où on la regarde. Les nombreux oiseaux piquent vers les touristes sur la grande rue Stradun puis remontent vers le ciel sans nuage, c'est magnifique. Je crois que si j'avais été un garde, je me serais laissé prendre à errer dans mes pensées, puisque l'endroit est parfait pour cela.

Les fortifications côté montagne

Vue des remparts, les gens se promènent sur la rue principale de la ville la Stradun

Vue de la ville des remparts

Nous avons aussi parfait notre culture et nos connaissances avec quelques musées; je ne sais pas ce qu'est la différence entre un sextant et un octant (je ne savais pas que ce dernier existait, il y a quand même amélioration), mais j'ai trouvé les maquettes de vieux bateaux très chouettes au musée maritime. Puis, les légendes locales du musée ethnographique nous ont bien intéressées même si certaines me laisse un peu pantois... il semblerait que les bébés nés avec un placenta blanc portaient chance et que le placenta était cousu sous le bras de l'enfant et qu'il le gardait à vie... de mon côté je laisserais passer ma chance. Je suis certaine que tous se demandent s'il y avait un musée d'histoire naturelle (car on sait que nous aimons beaucoup cela) et bien oui, et ici les poissons sont à l'honneur.

Nous avons visité le musée ethnographique, une exposition sur les légendes locales était intéressante, mais je crois qu'ils ont de la difficulté à faire les visages sur les mannequins, ça fait vraiment peur

Musée d'histoire naturelle, section mollusques : un peu trop cute


Il n'y a pas que la vieille ville à visiter, nous avons bien aimé la longue promenade sur la péninsule d'un des quartier de la nouvelle ville, on y voit pour la dernière fois l'adriatique dans toute sa splendeur avec son eau turquoise et ses plages improvisées sur les rochers de la grève.

Toujours aussi belle cette mer
Nous sommes aussi passé par la casino, après un enregistrement en bonne et due forme avec notre passeport, nous avons jouer un gros 7$ chacun pour une belle heure de plaisir dans les slots machines. Bon, nous n'avons rien perdu en fin de compte puisque ce 7$ venait avec notre carte touristique, alors une belle soirée où nous nous rendons compte que nous ne sommes pas joueur pour 2 cennes et que je ne comprends pas toujours pourquoi je gagne ou pas avec ma machine à sous, faudrait pas jouer gros.


C'était nos derniers moments en Croatie, on quitte bien heureux, ce fut vraiment agréable et relaxant. (bon peut-être pas notre dernière journée puisque nous nous sommes levés à 3hrs am pour aller prendre l'avion) La Turquie nous attends maintenant, comme j'ai dit à Simon : nous savons comment faire une transition smooth, on passe d'un pays de 4 millions d'habitants à une ville de 14 millions!

Le petit port de la vieille ville

Il y a beaucoup d'oiseaux qui volent au dessus de la ville, nous avons été chanceux et ils ne nous ont pas laissé de cadeau sur la tête!
Photo chaton qui ferait surement fureur sur facebook dans la lignée photo un peu quétaine

29 juin 2014

L'ironie du sort

La ville de Split est surtout connu pour son palais romain construit par l'empereur Dioclétien pour y passer ses vieux jours. Il est certain que les années ont pris leur juste part du palais et surtout durant le moyen âge, la population a construit des maisons là où se tenaient anciennement des grandes allées et la résidence de M. Dioclétien. La folie de cet homme ne vient toutefois pas de la construction de cette résidence de retraite / mausolée, mais bien de sa grande intelligence et de son intolérance. Simple romain commun, il a fait son chemin dans l'armée jusqu'à ce qu'il soit nommé empereur usant de ruse et de ces talents militaires. Une fois au pouvoir, il instaure plusieurs réformes qui ont fait le succès de l'empire (division des pouvoirs entre 4 dirigeants, etc.). Bref, jusqu'à présent, il est un être assez rationnel, cependant lorsque sa femme et sa fille refuse de renoncer à leur foi chrétienne, il devient un des empereurs les plus brutal et poursuit sans relâche la jeune religion chrétienne. Il laisse donc un héritage mitigé, à mon avis. Il est mort dans son palais de vieillesse, donc pas par un soulèvement chrétien. La ville n'en a pas moins grandement changé puisque les églises sont maintenant très présentes et même que les ossements de Dioclétien ont été jetés à la mer et remplacés par ceux d'un prête qui, s'opposant à l'empereur, avait perdu la tête (littéralement). Ainsi, l'ironie veut que ce soit un religieux chrétien qui trône maintenant dans le palais païen de Dioclétien et ce sont les sphinx que Dioclétien avait ramené de sa conquête de l'Égypte qui ont maintenant une tête en moins.

Panorama de la ville de Split
La tour du mausolée, maintenant une église.
Au milieu des colonnes, le centre de la ville; le péristyle
Sinon, la ville de Split ressemble beaucoup à toutes les autres en Croatie avec une promenade sur le bord de la mer adriatique qui est toujours aussi belle. Beaucoup de touristes qui encombrent la vieille ville avec ces ruelles si petites maintenant. On réussit quand même à trouver un peu d'ombre pour échapper à la force du soleil.
Le palais est envahi de fleurs surtout dans le quartier où les gens habitent encore
Ruelle de la vieille ville de Split


La grande place avec une horloge ''24 hr'' sur la tour, Simon est quand même impressionné!
On a mangé du bon poisson et des calmars, c'était des méchantes portions, mais cela ne nous a pas empêché de finir la soirée avec un dessert, des beignets ''typiques'' frits devant nous avec sauce au chocolat, ha oui, c'est beau la vie!
Ça c'est des calmars!
Je fais la cour à mon beignet
Nous nous sommes ensuite rendu dans le coin de Dubrovnik dans le but de traverser sur l'île de Mljet. Le matin vers 8hr, nous sommes au quai juste pour apprendre que le mauvais temps gâche un peu nos plans et que le seul bateau qui part d'ici est annulé. Crotte! On avait même toute notre épicerie, car sur les îles, la nourriture est moins variée en supermarché. Donc, nous sommes chargés comme des mulets sous la pluie au bord du bateau qui ne partira pas... quelle déception. On se retourne de bord et après la prise d'info, on apprend qu'il y a un bateau qui quitte d'un autre quai à une heure de route, sauf qu'il n'y a pas de transport public pour se rendre. Après avoir rencontré Sasha et Tim, qui sont aussi piteux que nous sous la pluie, on prend un taxi pour se rendre au plus gros traversier qui part dans 1h15, cela nous laisse peu de temps pour digérer le prix salé du taxi. Bon, on arrive sur l'île dans une autre ville et l'on prend les dernières places dans la navette pour nous amener au village qui nous intéresse. Bref, quelques heures plus tard que prévu, nous arrivons sous la pluie avec le tonnerre qui gronde. Je demande au chauffeur de la navette pendant la route ce qu'il y a faire ici lorsqu'il pleut... il me répond, tu peux nager, de toute manière tu seras déjà mouillée... c'était un petit comique. En effet, il n'y a rien à faire dans un village de 20 maisons quand il pleut. On se fait donc une soirée pyjama, assis dans le lit car la seule table de notre appartement se trouve sur le balcon, qui n'est pas l'endroit où tu veux chiller une journée de pluie.

Un traversier ''gros'' donc qui transporte des autos et affronte des tempêtes
Ce ne fut pas le gros soleil le lendemain, mais les quelques gouttelettes ne nous ont pas trop embêtés. Le parc national ici est surtout composé de deux lacs dans lesquels nous pouvons nous baigner. Selon la signalisation, les coquillages sont interdits... mais les araignées sont les reines du parc, on en évite quelques unes juste à temps, je n'aurais pas aimé me retrouvé avec une amie grosse comme un 2$ sur la tête. 

La reine du parc, le problème c'est qu'elle avait beaucoup de courstisans
Un lac, le plus petit, dans lequel nous nous sommes baignés avec les poissons
Le gros lac, avec un village à l'horizon
En Croatie, les monastères ont une grande tendance à être sur des îles, c'est donc de loin que nous le regardons
 Le temps gris a laissé sa place au soleil pour la journée de notre départ, on en a profité pour faire probablement notre dernière plage de la Croatie.  


Le soleil est de retour, parfait pour une journée plage

J'étrenne mon nouveau maillot 

Nous devant le petit port de Polace